Communauté

3,6 millions pour la prolongation des contrats doctoraux

Joëlle Hubé, responsable du Collège doctoral, et Véronique Bulach, vice-présidente Recherche  déléguée Formation doctorale. Photo d'archive - mars 2019
Joëlle Hubé, responsable du Collège doctoral,
et Véronique Bulach, vice-présidente Recherche
déléguée Formation doctorale.
Photo d'archive - mars 2019

Impactés dans leurs recherches par la crise sanitaire, 688 doctorants, sur les 2 100 que compte l’université, ont estimé nécessaire une prolongation de leurs contrats. Le résultat d’une grande enquête menée pendant l’été, chiffré à 3,6 millions d’euros.

La pandémie de coronavirus n’est pas encore derrière nous qu’il faut déjà en chiffrer ses coûts. Anticipant une situation potentiellement tendue pour ses doctorants, notamment ceux en fin de thèse, retardés dans leurs recherches du fait du confinement et de ses suites, le Collège doctoral a pris le taureau par les cornes, en juin.

« Nous avons lancé une grande enquête, à laquelle 83 % des 2 100 doctorants ont répondu », raconte Joëlle Hubé, responsable du Collège doctoral. Plusieurs relances ont été effectuées, pour ne laisser personne au bord du chemin.

Cohérence des critères

« L’enquête a concerné tous nos doctorants, y compris ceux ne bénéficiant pas de financements dédiés », précise Véronique Bulach, vice-présidente Recherche déléguée Formation doctorale. Nous nous sommes appuyés sur un cadre de référence national, mis en place au sein du Réseau national des collèges doctoraux ». Sous l’action conjuguée des directeurs de thèses, d’unités de recherche et d’écoles doctorales, associés à la procédure, « les demandes de prolongation des doctorants, portant de quelques semaines à plusieurs mois, ont été lissées, au regard d’une cohérence globale des critères préétablis ». Une question d’équité au niveau local et national, mais aussi de crédibilité face aux financeurs.

Les demandes de prolongation de financements ont été transmises aux employeurs et financeurs. Et c’est là que ça se corse, car les doctorants bénéficient de multiples sources de financement (établissement, Agence nationale de la recherche, fondations, région, associations, entreprises privées, etc.). Il nous a d’abord fallu démêler cet écheveau, pour aiguiller chaque demande vers les employeurs puis les financeurs associés. L'urgence a été de traiter les demandes de doctorants en fin de contrat. La plupart des financeurs ont pris la mesure de l’urgence et considéré le sérieux de l’enquête dans la réponse apportée aux demandeurs.

Au final, la demande moyenne de prolongation de financement a été de 2,4 mois, et l’enveloppe budgétaire associée s’élève à 3,6 millions d'euros. Les prolongations supérieures à quatre mois représentent 7 % des demandes. Elles sont toutes amplement justifiées, et peuvent être liées à des déplacements à l’étranger non effectués, à des enquêtes de terrain rendues impossibles ou à la perte même de l’objet de la recherche, comme par exemple la perte de cultures cellulaires.

La demande globale de compensation envoyée par l'université au ministère s’élève quant à elle à 1,8 million d'euros. « Toute la démarche ayant été menée dans un cadre strict et en respectant les directives du ministère, nous attendons une compensation globale de cette enveloppe par le ministère. Au niveau de l’établissement, un fonds d’urgence de 600 000 € a été débloqué et nous avons ainsi pu mettre en place 80 avenants, pour des doctorants en fin de contrat. »

E. C.

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