Focus

Un financement pour l'hybridation des formations

Les huit axes d'actions du projet Développer des pédagogies hybrides et durables (Déphy).
Les huit axes d'actions du projet Développer des pédagogies
hybrides et durables (Déphy).

Avec son projet Déphy (pour Développer des pédagogies hybrides et durables), l'Université de Strasbourg fait partie des quinze lauréats de l'appel à projet Hybridation des formations d’enseignement supérieur lancé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, dévoilés en juillet dernier. Il bénéficiera d'un financement à hauteur d'un million d'euros.

Porté par une myriade d'acteurs de l'université*, le projet Déphy a pour objectif de répondre aux problématiques suivantes :

  • La fracture numérique (équipements, connexions, logiciels) et cognitive (maîtrise des outils et méthodes pour enseigner et apprendre)
  • Le décrochage des étudiants trop éloignés des études (méconnaissance de l’université pour les primo-entrants, manque de méthodes et de maîtrise des attendus, absence de lien avec les pairs et les équipes pédagogiques, difficultés personnelles, etc.)
  • Le besoin d’équipement et de soutien pour réaliser des modules pédagogiques scénarisés dans tous les contextes de formation
  • La difficulté à mettre en œuvre les apprentissages par l’expérience : l’impossibilité d’organiser des travaux pratiques, des mises en situation, d’utiliser des équipements et logiciels à distance
  • Les freins à la professionnalisation et à l’insertion professionnelle en raison de l’arrêt des stages et de l’apprentissage, ainsi que de la crise économique accentuée.

Déphy s’appuie sur deux projets existants de l'Unistra, Eole et Include et concerne potentiellement 25 000 étudiants de premier cycle.

Il a été élaboré à partir du bilan de l’expérience du printemps 2020 et sur les résultats des différentes enquêtes publiées récemment. Dans le contexte de la crise sanitaire, sans aucune volonté de systématiser l'Enseignement à distance (EAD), il sera développé en huit axes d'actions (voir schéma). L'esprit du projet est d'être au plus près du terrain et des besoins des composantes, avec du soutien technique et pédagogique de proximité.

L’appel à projets du Programme d'investissements d'avenir 3 (PIA 3) Hybridation des formations d’enseignement supérieur a été lancé dans le contexte difficile de la crise liée au coronavirus et dans la perspective de la rentrée de septembre 2020, afin de permettre aux établissements d’enseignement supérieur et à leurs étudiants de poursuivre leurs études, quelle que soit l’évolution de la situation sanitaire.
Parmi les 69 projets déposés, 65 ont été jugés recevables et quinze jugés comme présentant un fort niveau de maturité et de réponse aux exigences de l’appel à projets, recevront un financement.

Le financement alloué s’appuie sur le potentiel, d’une part, d’hybridation des formations proposées et, d’autre part, de diffusion et de réutilisation les plus larges des contenus, au profit des étudiants et de leur réussite.

* Christian Jacques (Faculté des langues), Rachel Schurhammer (Faculté de chimie), Julien Dupré (Direction du numérique), Coralie Bajas Schaefer et Laurence Oberlé (Mission Investissements d'avenir) ; Sophie Kennel (Institut de développement et d'innovation pédagogiques) et Thierry Burger (Faculté des sciences économiques et de gestion), co-pilotes d'action ; sous la houlette de François Gauer, vice-président Transformation numérique et innovation pédagogique.

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