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Des assistants de prévention à la page

Médecins et ingénieurs de prévention du CNRS,  de l'Unistra et de l'Inserm, lors de la préparation  du webinaire, dans la bonne humeur !
Médecins et ingénieurs de prévention du CNRS, de l'Unistra
et de l'Inserm, lors de la préparation du webinaire,
dans la bonne humeur !

L’irruption du coronavirus, qui bouleverse les organisations et les fonctionnements, nécessite d’être prise en compte dans le travail en tant que risque. Les premiers maillons de la chaîne de la prévention et de la sécurité viennent pour cela de bénéficier d’un webinaire de formation.

« Grâce à la mobilisation de tous les acteurs du site, Unistra, CNRS et Inserm, nous avons pu mettre sur pied un webinaire à destination des Assistants de prévention (AP) en un temps record », se félicite Claude Geist, chef du Service prévention, sécurité, environnement (SPSE) de l’Université de Strasbourg.

Vendredi 29 mai, de 10 h à 12 h, une centaine d’AP des trois structures ont pu suivre, derrière leur ordinateur, la présentation co-animée par les médecins et les ingénieurs de prévention de leurs trois établissements de rattachement. « C’est la première fois que nous organisons un événement d’une telle ampleur sous cette forme, précise Catherine Vives, médecin de prévention du CNRS. Nous avions déjà eu l’occasion de répondre individuellement aux questions des agents de prévention, sollicités notamment dans le cadre de leurs Commissions locales d’hygiène et de sécurité des conditions de travail (CLHSCT). Cette formation a permis de leur donner un niveau d’information commun. »

Au programme : un bilan de l’état des connaissances sur le coronavirus ; l’organisation des établissements et la déclinaison opérationnelle ; la conduite à tenir en cas de Covid-19 dans une structure. La séance a été rythmée par les échanges de questions/réponses, grâce à l’outil de tchat disponible sur BigBlueButton.

Télétravail et travail isolé

Les AP, qui ont pour missions d’épauler leur direction dans l’évaluation des risques professionnels (physiques, chimiques…) et de sensibiliser et former leurs collègues, se sont notamment vus outillés : consignes, fiches réflexes et affiches, concernant par exemple les gestes barrières, l’installation et le port du masque chirurgical ou encore l’utilité du port de la visière. « Les jours qui ont suivi, j’ai pu synthétiser les informations pour mes collègues par mail. J'ai aussi intégré la présentation du webinaire aux consignes de sécurité, déjà présentes dans notre dossier Seafile dédié, explique Anita Zaegel, AP à la Direction des études et de la scolarité (DES), où reprennent partiellement en présentiel les agents aux missions non-télétravaillables. Depuis six ans que j’occupe cette fonction, je me sens véritablement à l’interface entre les instances santé/sécurité de l’université et mon service, et un réel intermédiaire non-hiérarchique entre les collègues et la direction. »

Il a également été rappelé aux AP que le délai pour mettre à jour le Document unique d’évaluation des risques (DUER) de leur structure est actualisé, au 4 septembre prochain. Le nouveau cadre de travail lié à la situation de l’épidémie de Covid-19 engendre en effet de nouveaux risques, en particulier en ce qui concerne le télétravail et le travail isolé, qu’il convient d’évaluer et de porter au DUER. « J’attendais de cette formation d’obtenir plus de précisions sur cette procédure », explique Gabrielle Mengus, l’une des huit AP de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC). C’est une demande de notre CLHSCT et du Comité social et économique (CSE) de la composante privée de notre institut, le Groupement d’intérêt économique - Centre européen de recherche en biologie et en médecine (GIE-CERBM). » A cette occasion, il a également été rappelé que l’annexe au plan de prévention pour l’intervention des entreprises extérieures nécessite d’être mis à jour. Mais aussi, tout simplement, de ne pas faire l’impasse sur la prévention des risques habituels !

Comme à l’IGBMC, 68 % des assistants de prévention ont été associés à la déclinaison des plans de continuité et de reprise d’activité au niveau de leur structure (composante, service, laboratoire) et 96 % des personnels des structures ont été informés des consignes. Signes, s’il en fallait, de leur bonne identification comme acteurs de la prévention et de la gestion des risques dans leur structure.

E. C.

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