Focus

Repères chronologiques

Le campus déserté

Déjà, des signes avant-coureurs de la crise se font jour lors de la semaine du 2 au 6 mars. Outre bien évidemment les échos dans les médias de la progression du virus par-delà les frontières, quelques annulations ponctuelles d'événements sont décidées : ainsi de la conférence de presse liée aux réunions EPICUR à Strasbourg (6 mars) et surtout la Journée portes ouvertes samedi 7 mars.

Dès la semaine suivante, l'université décide d'annuler toutes ses manifestations non pédagogiques, et notamment la Semaine internationale des droits des femmes.

Tout s'accélère à compter du jeudi 12 mars : lors de son allocution, à 20 h, le président de la République Emmanuel Macron annonce le passage en stade 2 renforcé du plan blanc et la fermeture des universités à compter du lundi 16 mars.

Le lendemain, vendredi 13 mars ont lieu différentes réunions de crise, un Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) exceptionnel. Les mesures du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation arriveront en fin de journée.
Dans la journée, un arrêté préfectoral interdit les rassemblements de plus de 50 personnes dans le Bas-Rhin. Cette mesure est à effet immédiat : par conséquent les enseignements, activités sportives et autres manifestations événementielles rassemblant plus de 50 personnes sont immédiatement suspendus. Les enseignants qui devaient faire cours cet après-midi-là à des groupes de moins de 50 étudiants sont autorisés à suspendre leurs cours dès le début d'après-midi.

Le soir, le président Michel Deneken fait notamment cette déclaration : « Le ministère a décrété la fermeture aux usagers et le maintien des activités de recherche et administrative : c’est pourquoi nous adaptons nos activités pédagogiques à partir de lundi, et maintenons nos activités de recherche et administratives, tout en favorisant le plus possible le télétravail pour participer au mouvement général, conformément aux instructions ministérielles et préfectorales. »

Le lendemain, samedi 14 mars au soir, le Premier ministre annonce le passage en stade 3 de la lutte contre l’épidémie. Un nouveau dispositif est mis en place pour limiter au maximum les déplacements et les regroupements, que l’université répercute.

En conséquence, à partir du lundi 16 mars, toutes les activités de l’université sont réduites au strict nécessaire, à l’exception de celles qui sont indispensables à la vie de l’université. Il s'agit d'une actualisation des mesures déjà annoncées vendredi : plus aucun cours en présentiel, suspension des stages en France et à l'étranger s'ils n'ont pas commencé, fermeture de tous les laboratoires, plus aucune mission en France ou à l’étranger en dehors d’une dérogation stricte du président.

Suite à la nouvelle allocution du président de la République, lundi 16 mars à 20 h, durant laquelle il annonce la passage au stade 3 renforcé de la lutte contre la pandémie et un état de « guerre sanitaire », Michel Deneken annonce la fermeture complète au public de l'Université de Strasbourg à partir du mardi 17 mars à 12 h, pour une période de 15 jours à ce stade et conformément aux nouvelles mesures de confinement.

La priorité : faire reculer la progression du virus pour protéger des vies et permettre au système de soins et aux soignants d’accueillir ceux qui sont les plus en difficulté. A toute ces étapes, sens civique de chacun et nécessité de respecter les gestes barrières ont été rappelés.

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