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La petite ménagerie de l'Unistra

Bien installé dans la cour intérieure de l'UFR de  math-info, un petit groupe de canards y revient  tous les ans, au printemps.
Bien installé dans la cour intérieure de l'UFR de
math-info, un petit groupe de canards y revient
tous les ans, au printemps.

Peut-être avez-vous déjà aperçu le vol des faucons pèlerins de la Tour de chimie, ou entendu le croassement des grenouilles au jardin botanique. Ils font partie de la nature en ville, et participent à l’enrichissement de la biodiversité urbaine. Dans le cadre de sa politique de développement durable, l’université a ainsi créé des prairies fleuries, implanté des ruches et même installée un nichoir à oiseaux via une convention signée avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Tour d’horizon des petites et grandes bêtes observables sur nos campus.

La Tour de chimie héberge des faucons pèlerins depuis 2000. En 2011, en collaboration avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO), l’Université de Strasbourg a mis en place un nichoir à faucons sur les terrasses supérieures du bâtiment. De février à juin, période de nidification et de croissance des oisillons oblige, il faut être particulièrement vigilant. Eviter toute présence humaine au risque de provoquer un abandon des œufs ou des jeunes, soit l'échec de la reproduction, est donc essentiel.

Du côté de l'UFR de math-info, les utilisateurs ont l’occasion de côtoyer un petit groupe de canards qui semble bien installé et revient tous les ans, au printemps. Impossible également d’oublier les grenouilles au jardin botanique, qui font entendre leur chant à qui veut, dès que le printemps s’en vient, au moment de la reproduction.

Début août 2019, en partenariat avec l’association Asapistra, ont été installées trois ruches sur le toit de la Présidence. On retrouve également la présence d’une dizaine de ruches au jardin botanique et au pôle API, 5 rue Boussingault et à l’IUT Louis-Pasteur.

Bientôt quatre moutons à Illkirch

A partir du début de cette année, le campus d’Illkirch accueillera quatre moutons. L’éco-pâturage est une alternative naturelle et économique aux techniques d’entretien des espaces verts habituellement utilisées. Quelques conditions pour le bien-être des moutons sont à respecter cependant : il faut compter environ 3 000 m2 pour deux moutons minimum, et faire attention à ne pas laisser un mouton seul. L’éco-pâturage nous évite également d’avoir à préparer le sol ou de gérer les déchets de la tonte. Enfin, il limite les nuisances sonores, les moutons étant bien moins bruyants qu’une tondeuse.

L’Université de Strasbourg n’accueille donc pas que des étudiants mais également quelques autres spécimens fort intéressants. Véritable reflet de l’évolution de la place de la nature en ville, la biodiversité urbaine est essentielle. Quelques mesures sont mises en place pour favoriser le retour d’une plus grande diversité d’oiseaux en ville. Une politique de plantation d’arbres permet ainsi de lutter contre la hausse des températures en milieu urbain, mais également de fournir des conditions plus favorables au nichage et à l’alimentation des oiseaux. De plus, des plantations complémentaires de plantes à bulbes et autres vivaces (plus de 5 000 pieds) ont été réalisées sur le campus de l’Esplanade, avec le concours de personnels volontaires. Dans le cadre d’un projet de recherche de l’Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien, des nichoirs ont également été installés sur le campus de l’Esplanade.

Mais s’il nous revient de lui laisser davantage d’espace et de l’intégrer à nos projets d’aménagement, la nature n’attendra pas notre accord pour reprendre sa place.

Cellule Développement durable Unistra

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