Arts, science et culture
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Chronique d’une victoire annoncée

Une petite délégation de l’Université de Strasbourg a accompagné Marie-Charlotte Morin, finaliste alsacienne du concours Ma thèse en 180 secondes, à la finale nationale qui s’est tenue mardi 10 juin à Lyon. Récit d’un déplacement à l’issue triomphale. 

Mardi 10 juin 12 h 30. Je rejoins les deux chargées de mission du Jardin des sciences, Clémence Bohn et Emma Carreira, ainsi que Marie-Charlotte Morin et son ami à la gare de Strasbourg. Ensemble, nous partons à Lyon pour la finale nationale du concours de vulgarisation scientifique Ma thèse en 180 secondes. En attendant le train, Marie-Charlotte fait ses pronostics. « Nous sommes 15 finalistes et il y a trois places pour partir à la finale internationale à Montréal, ça fait une chance sur 5, j’ai tout calculé ! », plaisante-t-elle. Une fois dans le TGV, un seul sujet de conversation : la finale. Marie-Charlotte parle beaucoup. Est-ce pour évacuer la tension ? « C’est vrai que je suis plus stressée que lors de la finale régionale ; à Strasbourg, j’y étais allée un peu tranquille parce que je ne savais pas à quoi m’attendre. A Lyon, il y a du beau monde et un peu plus d’enjeu ! » Sur le trajet, les mauvaises nouvelles se multiplient. D’abord sa directrice de thèse qui ne peut finalement pas venir à cause de la grève des trains. Et elle apprend ensuite qu’elle sera la dernière candidate à arriver sur le lieu de la finale, elle n’aura donc que très peu de temps pour répéter. Alors, la tête dans les mains, elle se met à réciter sa prestation à voix basse.

17 h. Arrivée à Lyon. Il faut encore quelques minutes de transports en commun pour rejoindre l’Université Claude-Bernard de Lyon et son théâtre où se déroule l’événement. Sur place, la doctorante est tout de suite prise en charge par la « nounou » des candidats qui la conduit dans les loges. Nous en profitons pour choisir une bonne place dans la salle pour supporter Marie-Charlotte, qui sera la 10e candidate à passer sur scène. Le temps de se changer, de faire un court test micro, de répondre à quelques interviews, de faire quelques photos et de plaisanter avec les autres finalistes et c’est déjà l’heure. De notre côté, avec nos tee-shirts sur le dos et nos fanions en mains, le tout à l’effigie de l’Unistra, nous sommes fins prêts pour soutenir Marie-Charlotte.

19 h. L’arrivée du jury dans la salle marque le début de la finale. Mathieu Vidard, présentateur de l’émission scientifique quotidienne sur France Inter « La Tête au carré », anime la soirée. Il réexplique les règles aux finalistes : ils ont 180 secondes pour expliquer leur sujet de thèse. Geneviève Fioraso1, présidente du jury, donne alors le top départ pour les huit premiers candidats. Normandie, Bretagne, Languedoc-Roussillon, Champagne-Ardenne, Midi-Pyrénées, Île-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-D’azur. Les prestations se suivent mais ne se ressemblent pas. Chacun sa manière de présenter ses recherches.

Peu avant 20h, une pause s’impose. Des danseurs envahissent la scène et la salle pour une performance de 180 secondes. C’est ensuite au tour des sept autres finalistes. Le candidat de la région Centre-Poitou-Charentes passe en premier puis vient le tour de Marie-Charlotte pour l’Alsace. Le titre de sa thèse : « Rôle des protéines lin-15A et rétinoblastome dans la reprogrammation cellulaire directe in vivo chez C.elegans ». Jusqu’ici rien de très drôle. Mais comme lors de la finale régionale, la jeune doctorante présente avec beaucoup d’humour ses recherches sur une cellule rectale d’un ver « qui va avoir une crise identitaire de fou et devenir un neurone ». Ses expressions provoquent le rire dans le public. Et sa conclusion, « Réparer des moelles épinières lésées et refaire marcher des gens, oui tout çà grâce au rectum d’un ver ! » finit de charmer l’auditoire. Tonnerre d’applaudissements. Même Mathieu Vidard, ose un « merci pour cette belle histoire de rectum alsacien » ! Pas facile ensuite pour les candidats des régions Nord-Pas-de-Calais, Pays de Loire, Auvergne, Lorraine et Aquitaine mais chacun se donne à fond.

20 h 35. Tous les doctorants sont passés sur scène. Il est temps pour le jury de se retirer pour délibérer. Pendant ce temps, le public est invité à voter pour son candidat favori à l’aide du bracelet fluorescent fourni à l’entrée. Bien sûr, nous votons pour notre candidate ! Et nous jetons un petit coup d’œil sur le totem dédié à Marie-Charlotte. Les bracelets s’amoncellent, c’est un bon signe pour le prix du public ! Mais patience.

Aux alentours de 21 h, le jury revient pour annoncer les lauréats. Plébiscitée par l’auditoire, Marie-Charlotte reçoit le prix du public. Le troisième prix du jury revient à Chrystelle Armata, la candidate lyonnaise. Le 2e prix est remis à Noémie Mermet, la finaliste auvergnate. Pour le 1er prix, Geneviève Fioraso commence « la recherche c’est aussi des garçons…mais nous avons choisi d’attribuer le premier prix à Marie-Charlotte Morin ! » Waouh, quel succès ! La jeune doctorante est surprise mais continue de plaisanter : « Je n’ai jamais eu autant d’argent2 entre les mains et je n’ai jamais vu le Québec donc ça tombe bien ! » Elle et les deux autres primées représenteront en effet la France à la finale internationale fin septembre à Montréal.

Fin de soirée. Marie-Charlotte se prête au jeu des interviews jusque tard. Et ce n’est que le début ! 

Floriane Andrey 

1Secrétaire d’état en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
21 500 euros pour le prix du jury et 500 euros pour le prix du public

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Ateliers de découverte des sciences de la Terre à Sainte-Marie-aux-Mines

L'École et Observatoire des sciences de la Terre (Eost) participera, du 26 au 29 juin 2014, à la 51e Bourse aux minéraux de Sainte-Marie-aux-Mines, troisième plus grand événement mondial de ce type. 

« Mineral & Gem » accueille chaque année près de 1 000 exposants originaires de 52 pays et 30 000 visiteurs passionnés de minéraux sur 52 000 mètres carrés. Le Musée de minéralogie de Strasbourg, géré par l'Eost, y est invité chaque année à présenter ses plus belles pièces. Pour cette 51e édition 2014, qui se déroulera du 26 au 29 juin, trois expositions bénéficieront des collections du musée :

  • Une exposition intitulée « CU2+ – Le cuivre » proposée par Alain Martaud avec la participation des musées de Paris, Strasbourg, Lyon, Luxembourg, Harvard. 
  • Une deuxième consacrée aux arts, traditions et techniques dans le monde des mineurs sera proposée par Frédéric Kuhn et Michel Grosskost avec la participation du Musée alsacien de Strasbourg, du Musée de minéralogie de Strasbourg, de la Caisse des mineurs d’Echery et de l’Espace musée du Val d’Argent
  • Une troisième exposition « Les minéraux de Sainte Marie-aux-Mines » présentée depuis l'an dernier, a été reconduite cette année au Parc minier Tellure ; cette prestigieuse collection de minéraux sera exposée du 26 mai au 29 septembre 2014, avec la participation des musées minéralogiques de Strasbourg (122 échantillons), de l’École des Mines Paris Tech et du Muséum national d’histoire naturelle de Paris.

En parallèle de la bourse, un programme spécifique est élaboré par les organisateurs, avec des ateliers et visites dédiés aux enfants des écoles de la région et au grand public. Une vingtaine d'étudiants de l'Eost en licence, master ou école d'ingénieur et six étudiants en master Communication scientifique de l'Université de Strasbourg collaborent pour créer deux ateliers de découverte des sciences de la Terre. Le premier permet de comprendre l'origine des ondes sismiques et celle des séismes. Le second illustre les phénomènes d'infiltration d'eau et de pollution dans les différents types de sol. L'Eost encadre et finance ce projet et disposera d'un stand pour présenter ses formations. Les étudiants participants recevront par ailleurs une subvention versée par les organisateurs.

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15 étudiants strasbourgeois à Copenhague pour un show scientifique

Encadrés par le Jardin des sciences, 15 étudiants en master et doctorat de l’Université de Strasbourg ont pris le Train de la science pour Copenhague jeudi 19 juin pour assister à l’EuroScience Open Forum (Esof), le plus grand colloque européen de communication scientifique. Vous pouvez les suivre sur leur blog pendant leur voyage.

Quinze étudiants ont été sélectionnés pour prendre place dans le Train de la science. Le but : assister à la plus grande conférence européenne de communication scientifique à Copenhague du 19 au 27 juin. Ils ont été retenus pour leurs profils complémentaires et leur cursus aussi bien en sciences qu’en journalisme, droit ou management.
Encadrés par le metteur en scène Alexandre Taesch, les étudiants répartis en groupes ont écrit de courtes pièces en anglais sur des thèmes scientifiques de leur choix, comme les détecteurs de mensonges, le super‐ordinateur Watson d’IBM, ou la résistance aux antibiotiques. Ils joueront ces courts sketchs dans le café Wonder area mardi 24 juin au soir.
Durant ce séjour, les étudiants pourront également accéder librement aux différentes conférences de l’Esof et visiter la ville.

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La Constitution norvégienne à l'honneur à la bibliothèque des langues

La bibliothèque des langues abrite une exposition sur la Constitution norvégienne jusqu'au 30 septembre 2014.

A l’occasion du bicentenaire de la Constitution norvégienne, un groupe d’étudiants en licence d’Études nord-européennes a travaillé sur ce texte de loi et son contexte historique. De leur travail a découlé une exposition, dont ils ont entièrement coordonné l'organisation, et qui se tient jusqu'au 30 septembre 2014 à la bibliothèque des langues. Le projet a été encadré par Thomas Mohnike, maître de conférences à la Faculté des langues (Département scandinave).
Cette exposition est l’occasion de découvrir la destinée de la Norvège, des temps les plus reculés jusqu'à nos jours. 

  • Exposition ouverte à tous jusqu'au 30 septembre 2014 à la bibliothèque des langues au Patio (Bât. V, rez-de-chaussée)
  • Renseignements au 03.68.85.63.10

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Publication - « L’Université franco-allemande 1999-2014. Le creuset d’une double culture partagée »

L’ouvrage L’Université franco-allemande 1999-2014. Le creuset d’une double culture partagée d'Albert Hamm, professeur émérite de l'Université de Strasbourg, vient de paraître aux éditions UFA-FFA.

Associé au projet de création de l’Université franco-allemande dès ses débuts en 1996, Albert Hamm siège au conseil d’université depuis son ouverture en 1999. Il en a été le président en 2004 et 2005 et le vice-président en 2006 et 2007. Il est aujourd'hui professeur émérite de linguistique anglaise et membre de l’équipe Fonctionnements discursifs et traduction (FDT) de l’unité Linguistique, langues, parole (Lilpa) de l’Université de Strasbourg. Dans cet ouvrage, il relate la création et les 15 années d’existence de l’Université franco-allemande. L'ouvrage existe également en version allemande et une version anglaise sera disponible cet automne.

Editions UFA-FFA - ISBN : 978-2-9549153-0-2 - 168 pages - 17,50 euros

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Publication - « Écrire à ses morts. Enquête sur un usage rituel de l’écrit dans l’Égypte pharaonique »

L'ouvrage Écrire à ses morts. Enquête sur un usage rituel de l’écrit dans l’Égypte pharaonique de Sylvie Donnat, maître de conférences en égyptologie, vient de paraître aux éditions Jérôme Millon.

Dans l’Égypte pharaonique, les vivants entretenaient des relations avec les défunts de leur communauté domestique, notamment à l’occasion de fêtes et de célébrations rituelles spécifiques. Dans ce cadre, le mode de communication privilégié avec l’ancêtre était celui de la parole, du discours oral. L’écriture était toutefois aussi occasionnellement utilisée comme médium de communication. C’est ce qu’atteste en particulier le corpus des "lettres aux morts" – requêtes formulées sous format épistolaire et tracées en écriture cursive ("hiératique") sur divers supports (vaisselle en terre cuite et papyrus essentiellement) –, attesté de la fin du 3e millénaire au 1er millénaire avant notre ère.
À travers l’étude de ce dossier, révélateur des mécanismes relationnels reliant les survivants à leurs morts, cet ouvrage, soutenu par le conseil de publication de l’université de Strasbourg, propose une enquête sur un usage de l’écrit dans la procédure rituelle de l’Égypte ancienne. L’importance de l’écrit dans le domaine religieux pharaonique est bien connu, mais c’est sur l’écriture monumentale hiéroglyphique, dont la « fonction de sacralisation» a particulièrement été bien mise en évidence par Pascal Vernus, que l’essentiel de la réflexion a jusqu’ici porté. Ce livre cherche donc à engager une réflexion sur l’utilisation rituelle d’une technique d’écriture d’abord réservée à une pratique quotidienne de l’écrit (documents administratifs, lettres, archivage…), et aborde la question de l’efficacité de la parole écrite par rapport à la parole énoncée en contexte rituel, ainsi que la question de l’efficacité du texte tracé en écriture cursive par rapport au texte hiéroglyphique en contexte votif.

Sylvie Donnat, membre de l’UMR Archéologie et histoire ancienne : Méditerranée-Europe de l’Université de Strasbourg, est maître de conférences en égyptologie.

Éditions Jérôme Millon, collection « Horos » - ISBN : 978-2-84137-295-9 - 288 pages - 26 euros

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Publication - « Un dossier fiscal hermopolitain d’époque romaine »

L'ouvrage Un dossier fiscal hermopolitain d’époque romaine de Ruey-Lin Chang vient de paraître aux éditions de l’Institut français d’archéologie orientale.

Dans cet ouvrage, soutenu par le conseil de publication de l’université de Strasbourg, une enquête est menée sur un dossier fiscal constitué de trois rouleaux de papyrus grecs entièrement inédits, datés de l’an 3 de Trajan (99/100 apr. J.-C.) et provenant d’Hermopolis, métropole du nome hermopolitain (al-Ashmûnayn, Moyenne-Égypte). Ce dossier, conservé à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, se présente sous la forme d’un grand nombre de fragments de papyrus fort mutilés. L’auteur a procédé à un travail de remontage d’envergure, nécessaire avant une lecture méthodique de ces manuscrits. L’édition des textes, en partie sélective, est précédée d’une introduction comportant une méthodologie de reconstitution des papyrus, une analyse de la structure des textes, une étude paléographique et une remise en contexte de la documentation dans son cadre historique. La recherche effectuée sur ce dossier complexe, mais essentiel pour combler des lacunes de nos connaissances sur la fiscalité d’époque romaine, livre une vue kaléidoscopique sur la situation agricole et fiscale de la région sud du nome hermopolitain, peu connue au tournant des 1er-2e siècles ap. J.-C. Elle permet également de pénétrer dans l’administration centrale du nome et de retracer plusieurs aspects de la technique fiscale employée en Égypte romaine.
Un DVD permet au lecteur d’agrandir à volonté les photographies du papyrus. Cette thèse a été récompensée par le prix du conseil scientifique de l’Université de Strasbourg et le prix Martin-Bucer de la Fondation Saint-Thomas de Strasbourg.

Éditions de l’IFAO, Le Caire - ISBN : 978-2-7247-0649-9 - 428 pages + 1 DVD - 29 euros