Université en action

2010, une année constructive pour l'Université de Strasbourg

Edito d'Alain Beretz, président de l'Université de Strasbourg

Cette première édition de l'Actu 2010 est l'occasion de renouveler mes vœux les plus chaleureux à l'intention de chacun des membres de la communauté universitaire. Que cette année soit, pour vous et vos proches, riche de joies, bonheurs et satisfactions, et qu'elle soit constructive et fructueuse pour l'Université de Strasbourg.

Un premier sujet d'actualité à partager avec l'ensemble de la communauté universitaire est celui du grand emprunt national : quelques jours après sa visite en Alsace, le président Sarkozy a, sur la base du rapport dit « Juppé-Rocard » confirmé que les premières priorités seraient l'enseignement supérieur et  la recherche. L'objectif est  de « faire  émerger une dizaine de campus d'excellence avec les moyens, la taille critique, les liens avec les entreprises qui leur permettront de rivaliser avec les meilleures universités mondiales ».  Notre université, qui réunit l'ensemble des champs disciplinaires et s'est dotée au travers de la fusion d'une gouvernance lui permettant de fixer le cap pour l'ensemble ainsi unifié, est à l'évidence directement interpellée pour se porter candidate. Les moyens nouveaux auxquels nous pouvons ainsi prétendre doivent donner plein sens à notre autonomie et nous ouvrir  la possibilité de conduire des projets innovants et originaux fédérés autour d'axes structurants. Ils faciliteront ainsi la mobilisation d'autres ressources et stimuleront le développement de nos activités sur chacune de nos missions. Ils doivent pouvoir soutenir toutes les facettes de la vie universitaire.
L'ensemble des acteurs de l'université est donc concerné par cette opportunité et chacun est invité à formuler les idées, propositions, actions et projets qui peuvent illustrer  la stratégie de développement  qui nous est offerte. Il nous appartiendra ensuite d'organiser ces propositions autour d'axes structurants et de les inscrire dans une démarche globale et générique. Toute notre communauté, et en particulier nos instances statutaires, sera associée à ce grand chantier.

Même si les modalités des appels d'offres nationaux ne sont pas encore connues, un « Appel à idées Grand Emprunt » est d'ores et déjà lancé en interne et vise à préparer notre stratégie et à faire en sorte que l'Université de Strasbourg soit au rendez-vous. Sachons saisir cette chance !
Ce début d'année est également propice à un exercice de bilan indispensable pour éclairer notre stratégie future. A cet égard, la réunion du Congrès le 22 janvier prochain constituera un temps fort et sera retransmis sur UTV pour offrir l'accès le plus large aux informations et points de vue échangés. Le Congrès sera suivi à 12 heures 30 au Palais universitaire, par la cérémonie des vœux à laquelle j'aurai grand plaisir à vous retrouver.

Alain Beretz

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Quelle évaluation des apprentissages des étudiants ?

Le séminaire du service Prospective et développement s'est tenu jeudi 7 janvier 2010, animé par le premier vice-président Michel Deneken et en présence du président Béretz. Il a rassemblé une cinquantaine d'auditeurs.
Après une introduction de Frédérique Granet, vice-présidente Formation, Denis Berthiaume, responsable du centre de soutien pédagogique à l'Université de Lausanne a détaillé les différents aspects que doit pouvoir cibler l'évaluation des connaissances et compétences des étudiants, de l'appréhension du cognitif à celle des aspects psychomoteurs et affectifs de l'apprentissage. Le centre de Lausanne innove en matière d'ingénierie pédagogique par une réflexion sur les méthodes d'évaluation à l'université et sur les objectifs pédagogiques (learning outcomes) recherchés.
Paul Nkeng a exposé ensuite l'approche originale de l'évaluation sous l'angle de la validation des acquis de l'expérience (VAE). Cette procédure, qui vise à valider un diplôme par les connaissances et compétences acquises, place le candidat dans un rôle d'acteur actif de son évaluation par la construction de son dossier et la participation à un entretien avec un jury universitaire.
La troisième partie du séminaire fut consacrée à la présentation de la stratégie de l'université en matière d'usages numériques par Philippe Portelli, directeur de la DUN. Il a annoncé notamment l'entrée proche de l'Université de Strasbourg sur i-tunes.

Consultez l'interview de Denis Berthiaume, chercheur en psychologie de l'apprentissage, responsable du centre de soutien à l'enseignement de l'université de Lausanne

Vidéos du séminaire disponibles sur les liens suivants :

Le prochain séminaire de Prospective et développement se tiendra le jeudi 4 mars 2009 au matin et portera sur la qualité.

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Rencontre avec Denis Berthiaume, spécialiste de l'évaluation des apprentissages

Denis Berthiaume, chercheur en psychologie de l'apprentissage, est responsable du centre de soutien à l'enseignement de l'Université de Lausanne*. Il a répondu à l'invitation du service Prospective et développement en intervenant le 7 janvier dernier sur la question de l'apprentissage des étudiants.

Qu'entend-on par évaluation des apprentissages alors que l'on a coutume de parler davantage du contrôle des connaissances ?
Les deux notions sont proches. On a souvent tendance à voir le contrôle des connaissances comme une modalité administrative, détachée du processus d'enseignement. Or, la notion d'évaluation des apprentissages rappelle qu'elle est au cœur de ce processus et donc partie intégrante de la démarche pédagogique de l'enseignant. Dès le départ du cours en début de semestre, on y annonce ce qui sera évalué. Le lien avec les objectifs pédagogiques (learning outcomes) est affirmé. On pourra certes évaluer en cours de semestre ce qui est fait, de façon formative, à des visées de feedback pour ensuite pratiquer l'évaluation finale qui est une évaluation sommative, ou encore certificative, qui est l'équivalent du contrôle des connaissances.

Qu'en est-il de l'évaluation des compétences ?
Des chercheurs anglo-saxons en psychologie de l'apprentissage considèrent que celui-ci ne se résume pas à une seule chose mais se décline en plusieurs formes qui vont des connaissances pures au savoir-faire et au savoir-être. Ainsi, le cognitif fait appel aux processus mentaux, les apprentissages psychomoteurs relèvent des capacités physiques, et enfin les apprentissages de type affectif sont liés au développement d'attitudes et de valeurs (idée de l'étudiant-citoyen). Parfois, on occulte ce dernier aspect en considérant que l'université ne fait que de l'apprentissage intellectuel alors qu'il y a une dimension affective dans quasiment toutes les disciplines.

Comment votre centre accompagne-t-il les enseignants dans cette démarche ?
La question de l'évaluation de l'apprentissage n'est qu'une des facettes de l'ingénierie pédagogique. On assiste plus largement à un changement de paradigme entre ce qu'on appelait autrefois un enseignement centré sur le contenu vers un enseignement centré sur l'apprentissage. Le centre de soutien à l'enseignement de Lausanne propose d'accompagner les enseignants par des interventions de types formations, ateliers, ou conseil individualisé et s'adapte aux besoins de chacun, en fonction de sa démarche pédagogique propre et de son stade de carrière.
La démarche des enseignants est volontaire. Toutefois, ce travail repose sur une véritable stratégie institutionnelle plus globale qui incite par exemple les enseignants à faire évaluer leurs enseignements régulièrement par les étudiants. Tout en étant assurés de la confidentialité des résultats, condition nécessaire à une évaluation visant à soutenir le développement des enseignants, ceux-ci sont amenés à adopter une posture réflexive en faisant étant de leur appréciation des résultats dans le rapport individuel d'auto-évaluation.

Propos recueillis par Marie Déroche - Service Prospective et développement

* www.unil.ch/cse

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Signature pour les étudiants sportifs de haut niveau

Hier, 14 janvier 2010, une convention de partenariat a été signée entre Alain Beretz, président de l'Université de Strasbourg, Pascal Etienne, directeur régional de la Jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, Daniel Richard, directeur du Creps et Gilles Erb, directeur de la Faculté des sciences du sport afin de favoriser la réussite des étudiants sportifs de haut niveau.
Rencontre avec Gilles Erb et Laurent Fleury, référent « haut niveau » pour le site universitaire de Strasbourg.

Quelle est la particularité de cette nouvelle convention ?
Elle donne un vrai statut aux étudiants athlètes de haut niveau de l'Université de Strasbourg et prévoit leurs droits et devoirs.
Il faut rappeler que l'accueil des étudiants athlètes de haut niveau dans les universités de Strasbourg date de 1981. Nous étions les premiers à accorder des aménagements d'études à cette population d'étudiants puis la loi de 1984 a généralisé ces pratiques.
Avec cette nouvelle convention, nous harmonisons les usages des trois anciennes universités et garantissons la pérennité de ce dispositif. Il est prévu désormais de proposer aux étudiants de haut niveau sportif des plans de formation individualisés avec notamment aménagement d'horaires et d'examens, dispense d'assiduité, tutorat et soutien pédagogique.
Ces étudiants ont tous un double projet qui consiste à vivre leur passion, poursuivre leur parcours sportif au meilleur niveau et réussir leurs études à l'université. Ils suivent souvent un entraînement sportif de plus de 20h par semaine sans compter les compétitions et les stages. Aidés au niveau du secondaire, il faut qu'une fois à l'université, nous puissions les accompagner au mieux en coordonnant leur projet sportif et leur cursus. Une commission d'évaluation et de suivi sera créée à cet effet entre les signataires de la convention.
Nous venons de signer cet accord politique mais il faut maintenant passer en phase de mise en œuvre. L'octroi de moyens suffisants par l'université sera déterminant notamment pour gérer les aménagements dans les différentes composantes et pour organiser les cours de soutien et le tutorat.

Combien de personnes sont-elles concernées ?

44 étudiants ont déposé un dossier de haut niveau et sont issus de 9 UFR. Deux étudiantes sont en phase de préparation des Jeux Olympiques de 2012 en tir et en aviron. 60 % sont inscrits en filière STAPS. Par ces 44 personnes, nous considérons les sportifs de haut niveau qui ont été repérés par le ministère de la Jeunesse des sports et de la cohésion sociale (60 %), et ceux qui sont susceptibles de le devenir.
Depuis 1981, l'institution universitaire a accueilli des étudiants sportifs de haut niveau dans 35 disciplines c'est-à-dire tous les sports très pratiqués par les étudiants mais aussi d'autres plus rares comme la course automobile, les échecs et le tir à l'arc.

La convention prévoit notamment une implication des étudiants sportifs de haut niveau dans la vie sportive de l'établissement, de quoi s'agit-il ?

En contrepartie de l'aide octroyée, nous souhaitons que les champions portent haut les couleurs de l'université lors des compétitions internationales universitaires mais soient aussi « les moteurs »  dans les compétions FFSU* au niveau local, régional et en Championnat de France. Si l'Université de Strasbourg prouve qu'elle sait accueillir les sportifs de haut niveau, de nouveaux étudiants talentueux vont nous rejoindre. Pour l'université de Strasbourg, bien accueillir ces sportifs de haut niveau participe de son rayonnement et de son attractivité sur le plan national et international.

Savez-vous comment cet accueil se déroule dans les universités étrangères ?
Il y a deux modèles très marquants. Aux Etats-Unis, l'athlète est sélectionné et recherché par les universités qui font de très gros efforts pour bien les intégrer et bénéficier du capital d'image qu'ils représentent. En Chine, la performance sportive est valorisée dans le cursus universitaire. Dans les deux cas, l'accueil d'étudiants-champions fait partie d'une ligne stratégique des universités et souvent de la politique des Etats.

Propos reccueillis par Agnès Villanueva

* Fédération française de sport universitaire

  • Découvrir la convention relative au dispositif d'accueil des sportifs relevant du parcours d'excellence sportive au sein de l'Université de Strasbourg.
  • Pour toute information complémentaire contacter Laurent Fleury : fleury@unistra.fr

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Opération « Bien-être au travail »

L'opération « Bien-être au travail » entre en phase opérationnelle dans quelques jours

Les premiers « focus group » de l'opération « Bien-être au travail » sont désormais constitués et la réunion du premier groupe aura lieu le 18 janvier. Au total, 45 groupes de 12 personnels, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs et biatoss seront amenés, d'ici la fin mars, à s'exprimer dans le cadre de ces « focus group » sur leurs conditions de travail. Ils auront tous été tirés au sort mais participeront à ces groupes sur la base du volontariat.
« Il s'agit en fait de la première étape de l'opération « Bien-être au travail », précise Jean Déroche, secrétaire général de l'université. La fusion, le passage aux responsabilités et compétences élargies ont provoqué de nombreux changements dans l'organisation du travail, génératrices de stress et parfois de souffrances. Depuis mai dernier, nous réfléchissions au moyen de permettre à tous de s'exprimer sur la question plus générale de l'accompagnement du changement, afin d'élaborer collectivement des solutions. La problématique dépasse d'ailleurs très largement, à mon avis, le cadre de l'Université de Strasbourg : notre démarche s'inscrit parfaitement dans l'accord national qui a été signé le 20 novembre dernier sur la santé et les conditions de travail dans la fonction publique, par 7 des 8 organisations syndicales représentatives de la fonction publique. »

Des ressources en psychologie du travail en interne

C'est un groupe de 5 psychologues du Laboratoire de psychologie des cognitions de l'Université de Strasbourg, épaulé par des étudiants en master de Psychologie du travail, qui prendront en charge cette démarche. Ils sont bien rôdés à des actions de cette nature pour être intervenus à plusieurs reprises dans des entreprises importantes relevant du secteur privé. L'analyse de ce qui sera exprimé lors des « focus groups » permettra la rédaction d'un questionnaire, qui sera soumis à tous dans le courant du printemps prochain.
L'exploitation des réponses apportées permettra la définition dès juillet 2010 d'un plan d'actions pour améliorer les conditions de travail de chacun. Ce plan sera soumis aux instances concernées de l'Université. « Le plan d'actions pourra amener à travailler très concrètement sur l'environnement de travail, les carrières, ou de manière plus générale sur les procédures mises en place dans l'université. La démarche peut nous permettre aussi de dépister des cas de harcèlement. » D'ores et déjà, une adresse dédiée (uds-enquête@unistra.fr) a été ouverte en accompagnement de ce projet : les messages qui y sont postés sont adressés exclusivement aux membres du Laboratoire de psychologie des cognitions, et leur confidentialité assurée. On peut l'utiliser dès maintenant.
Bien que les démarches aient été parallèles et non coordonnées, la mise en place de l'opération « Bien-être au travail » peut apporter une partie des réponses à l'initiative d'un groupe de personnels, qui a fait circuler à l'automne dernier une note faisant état d'un sentiment de dégradation de leurs conditions de travail. Cette initiative a été exposée au CA de l'université le 15 décembre et a donné lieu à un débat devant les administrateurs.

C.L.

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Le budget 2010 s'élève à 432 millions d'euros

Malgré la diminution de certaines ressources, le budget de l'Université de Strasbourg en 2010 est stable par rapport à 2009. Il s'élève à 432 millions d'euros : 419 pour l'établissement lui-même et 13 millions pour le SAIC et l'Université ouverte des humanités, qui disposent d'un budget séparé.
Adopté par le Conseil d'administration le 15 décembre dernier, ce budget 2010 se veut la traduction en choix économiques des priorités établies dans la lettre d'orientation budgétaire. Il s'est construit dans un contexte rendu difficile par la diminution de certaines ressources (calcul de la masse salariale par l'état non favorable à l'établissement, arrêt du versement d'une compensation du ministère de la Santé concernant les laboratoires universitaires d'analyse médicale, diminution sensible des revenus de placements), et l'émergence probable de dépenses nouvelles (rémunération des étudiants de master en stage dans nos laboratoires, financement de l'équivalence heure de TP-heure de TD).
Le budget montre que les ressources de l'université sont issues à 80% de subventions de l'Etat (dotation pour la masse salariale, allocation de moyens, contrat quadriennal...), les 20% restant sont apportés par des sources diverses (6% par les ressources propres, 3% par les frais d'inscriptions, 2% par les collectivités locales, 2% par les revenus de la formation continue...).
Quant aux dépenses, on peut noter que 71% du budget sert à financer les dépenses de personnels (306 millions d'euros au total). 42,5 millions d'euros composent le budget des 39 composantes. 24 millions sont consacrés à la recherche, 14 millions aux opérations immobilières pluriannuelles, 8,6 millions aux fluides et 3 millions à la mise en sécurité des bâtiments, 3,5 millions à l'enseignement, 1,5 millions à la vie universitaire, 1,2 millions aux relations internationales, 1,1 millions au fonctionnement des services...
Par ailleurs, 21 millions d'euros seront puisés dans les réserves pour financer des opérations pluriannuelles pour lesquelles ces réserves sont constituées.

Tout le budget.

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Entretien avec Philippe Clermont, chargé de mission dédié à l'école des cadres

Présentée au Conseil d'administration de décembre 2009, l'école des cadres entre en phase opérationnelle dès ce début d'année 2010, par l'organisation d'un premier séminaire les 1er et 2 février prochain. Philippe Clermont, chargé de mission dédié à cette école espère qu'elle jouera pleinement son rôle de formation des acteurs de la gouvernance universitaire.

Pourquoi une « école des cadres » ? D'où vient cette idée ?
Philippe Clermont : Le projet est parti d'un constat : indépendamment de la fusion et du passage de l'université aux responsabilités et compétences élargies : une université moderne a besoin d'une gouvernance qui se professionnalise. Or, les élus universitaires d'aujourd'hui sont majoritairement des enseignants-chercheurs ou des administratifs, qui bien sûr ont des compétences, mais ne sont généralement pas formés à l'exercice de la gouvernance. Cela peut être un problème pour l'université, mais aussi pour ces personnes : il arrive qu'un directeur de composante, par exemple, se sente débordé par la complexité des tâches qui lui incombent et pour lesquelles il n'est pas forcément armé. C'est également de la responsabilité de l'université de ne pas laisser ses élus seuls face à leurs responsabilités. Tout ceci explique pourquoi le candidat Alain Beretz avait proposé dans son programme la création d'une école des cadres, une structure de formation à la gouvernance pour les élus et cadres administratifs de l'université. C'est d'autant plus nécessaire dans le contexte qui est le nôtre -fusion de 4 établissements et passage à l'autonomie- qui a rendu encore plus complexe la gouvernance universitaire.

Comment l'école s'est-elle construite concrètement ?
P.C. : Un groupe de pilotage a été mis en place en juin 2009, pour définir des priorités et établir un programme d'actions pour 2010. Celui-ci s'est construit autour de 3 grands événements : un séminaire des élus (CA, CEVU, CS et CTP) sur le thème « Pour une autonomie réfléchie » qui se tiendra dans les Vosges les 1er et 2 février prochains ; un cycle de conférences sur le même thème ouvert aux élus des conseils, directeurs de composantes, de laboratoires, chefs de service et responsables administratifs ; une formation pour les directeurs et responsables administratifs de composantes. A cela s'ajoute une « labellisation » de certaines formations proposées dans le cadre de la formation continue des personnels de l'université et qui nous semblent convenir aux objectifs de l'école des cadres : gestion des conflits, conduite de réunion, conduite des entretiens professionnels...

Finalement, le public cible de l'école des cadres ne se limite pas aux élus ?
Les enseignants-chercheurs ou administratifs élus dans les conseils de l'université ou des composantes sont la cible prioritaire de l'école. Tout simplement parce que les cadres administratifs en poste sont normalement déjà formés à l'exercice de la gouvernance ! Néanmoins, ils doivent être associés à la réflexion sur la gouvernance et sur son évolution, menée dans le cadre de l'école. D'abord parce qu'élus et administratifs doivent travailler ensemble et dans des états d'esprit convergents. Ensuite parce que l'école des cadres s'est donnée aussi pour objectif de travailler sur l'émergence de valeurs communes au sein de la communauté universitaire strasbourgeoise : développer le vivre ensemble, garantir la démocratie... C'est important car c'est ainsi qu'on arrivera à « digérer » réellement la fusion des 4 établissements préexistants. Au total, l'école s'adresse donc à un public potentiel de 350 personnes, pour l'instant ! Car il y a une seconde phase : plus tard, nous aimerions ouvrir ses formations à des personnes n'ayant pas encore de responsabilités au sein de l'université mais envisageant d'en prendre un jour. On pourrait ainsi constituer un vivier de compétences pour la gouvernance de demain.
Programme du séminaire du 1er et 2 février

Propos recueillis par Caroline Laplane

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Le Tour des services : Direction des enseignements et de la scolarité

Après une année 2009 particulièrement compliquée, dominée par l'urgence et les changements tous azimuts, la Direction des enseignements et de la scolarité, dirigée par Françoise Gradt, va consacrer les mois à venir à stabiliser sa nouvelle position.

Quel bilan d'après fusion pouvez-vous tirer pour la DES ?
Françoise Gradt
: A vrai dire, nous concernant, on peut vraiment dire que la fusion est encore en cours. Notre service fonctionne en effet en année universitaire, pas en année civile. Jusqu'à l'été 2009, nous avons donc vécu de manière décalée par rapport à l'établissement, et avons continué à travailler presque comme s'il n'y avait pas eu de fusion, tout en préparant une année universitaire 2009-2010 dans le cadre de l'Université de Strasbourg. Autant dire que c'était un exercice de haute voltige, à la fois pour nous et pour nos collègues dans les composantes.
Par ailleurs, on peut dire que l'année 2009 a été pour la DES une année de turbulences, marquée par une urgence permanente. Il est clair qu'en préparant la fusion, nous avons collectivement sous-estimé certaines charges de travail, comme par exemple la gestion du CEVU1, dans le contexte de la fusion, de la mise en place d'une nouvelle offre de formation, de nouvelles modalités de contrôle des connaissances, d'harmonisation… A cela s'est ajouté un flottement au niveau de la direction du service, qui a été perturbant et douloureux pour nous tous. Enfin, l'organisation des inscriptions, avec fusion des bases Apogée qui géraient les étudiants des 3 universités, mise en place d'une nouvelle version d'Apogée, lancement de la carte Pass campus Alsace, a été vraiment difficile et stressante. On n'a pu démarrer les inscriptions qu'à la fin du mois d'août. Il y a eu pas mal de bugs les deux premières semaines, puis ça s'est arrangé. On avait d'ailleurs « rattrapé » les inscriptions dès la fin octobre. Mais quelle année !!!

Quelles sont vos missions dans cette nouvelle configuration ?

FG : La DES se divise en 3 départements : le plus « naturel » qui porte celle de nos missions qui est la mieux identifiée, est le département de gestion des études. Il compte 24 personnels sur les 38 que compte la DES. C'est lui qui gère toute la scolarité des étudiants en lien avec les composantes ; le département de gestion des formations (7 personnes) a été créé pour répondre aux nouvelles exigences d'évaluation des coûts des formations. Il travaille en lien avec le service d'aide au pilotage et les ressources humaines. Un petit département de valorisation des formations (1 personne pour l'instant) a également été créé, c'est une compétence nouvelle qui avait été identifiée comme nécessaire par notre groupe de travail pour la fusion. Son objectif est de mieux valoriser l'offre de formation dans l'intérêt des étudiants, par exemple en participant au développement de formations pluridisciplinaires, en alternance, à distance. Au renforcement de l'européanisation des formations (respect des ECT[A]S2, édition en anglais du supplément au diplôme3, Portfolio européen étudiant de compétences…), de la certification. A la valeur ajoutée, l'attractivité de l'Université de Strasbourg au-delà de l'addition de trois anciennes offres de formation… Notre organisation est complétée par une cellule Apogée de 3 personnes.

Quels sont vos projets ?

FG : En 2010, notre principal projet est de « digérer » l'année 2009. De reprendre tout ce qui a été construit dans l'urgence et donc pas forcément de la manière la plus opportune, et de travailler sur le réajustement, maintenant que nous avons pris un peu de distance. Mon objectif est qu'à la fin de l'année, nous soyons tout à fait d'aplomb. Et c'est un gros chantier.

Propos recueillis par Caroline Laplane

1 Conseil des études et de la vie universitaire
European Credit Transfer and Accumulation System
3 Diploma Supplement

Les données clés de la Direction des enseignements et de la scolarité

  • 38 personnes
  • 3 départements : gestion des formations, gestion des études, valorisation des formations
  • 1 cellule Apogée
  • Implantation principale : Le Patio, Bâtiment 1, 1er et 2e étages
  • 22 rue René Descartes - Strasbourg
  • Contact : 03 68 85 65 42
  • Courriel : Martine Grandgeorge, secrétariat de direction, gdgeorge@unistra.fr

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Signature d'une convention de partenariat entre l'Université de Strasbourg et l'ENSIIE

Alain Beretz, président de l'Université de Strasbourg, et Menad Sidahmed, directeur de l'ENSIIE*, ont signé ce mercredi 13 janvier 2010, en présence des présidents des trois collectivités locales, une convention de partenariat entre leurs établissements visant à contribuer au développement d'une antenne de l'ENSIIE à Strasbourg. Celle-ci, dont la dénomination sera ENSIIE Strasbourg, permettra notamment de compléter l'offre de formation régionale dans le domaine de l'ingénierie informatique et des technologies de l'information et de la communication.
Conclue pour une durée de 3 ans, cette convention prévoit la mise à disposition au profit de l'ENSIIE, de personnels enseignants et administratifs ainsi que de locaux de l'Université de Strasbourg.
Elle offre également aux étudiants composant la première promotion de l'antenne délocalisée de l'ENSIIE le bénéfice du service universitaire d'activité physique et sportive, du service des bibliothèques et de médecine préventive.

*École nationale supérieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise

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Rencontre interuniversitaire des services achats et marchés

Les 9 et 10 décembre derniers, le Département achat et marchés de l'Université de Strasbourg a accueilli ses homologues des universités du grand Est.
C'est ainsi que l'Université Paul Verlaine de Metz, l'Université de Bourgogne, l'Université technologique de Belfort-Montbéliard, l'Institut national polytechnique de Lorraine, l'Université Henri Poincaré de Nancy et l'Université de Haute-Alsace ont répondu favorablement à l'invitation de Régis Ravizzi, responsable du département.
Ces deux journées de travail ont été principalement consacrées aux échanges de pratiques, à la veille réglementaire et à l'optimisation des procédures d'achats. Ont ainsi été évoquées, entre autres, l'adaptation du futur système d'information financier analytique et comptable (SIFAC) aux marchés publics et l'implication de la nouvelle directive recours, qui permet au juge d'intervenir après la signature d'un contrat.
Les travaux ont également permis de dégager des domaines communs notamment en matière d'acquisition de fournitures et de services. Sans augurer de futurs rapprochements, ces champs d'interventions offrent des possibilités d'achats groupés. Les universités peuvent, en effet, se réunir sur la base d'un groupement défini par voie de convention. En donnant aux différents établissements la possibilité de s'unir, le groupement de commande est une modalité d'organisation permettant de prétendre à des garanties techniques et financières plus avantageuses en matière d'achat grâce à une globalisation des volumes à satisfaire. Dans le cadre d'une gestion raisonnée des dépenses publiques, ce type de rapprochement est essentiel et porteur d'économies d'échelle. Au-delà des enjeux évoqués, c'est avant tout une volonté commune pour des achats réussis qui anima la rencontre.
Rendez-vous est d'ores et déjà pris au printemps en Lorraine pour un premier ajustement, GAGE (Groupement des Acheteurs du Grand Est) de réussite !

Régis Rohr

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Les Fondations de la Direction informatique

La Direction informatique lance le programme "Fondations" pour participer à la création de l'université numérique de demain.

Après une fusion complexe et pour entrer dans une nouvelle dynamique, la Direction informatique lance un programme de 7 projets nommé "Fondations".
Il se base largement sur des principes de "bonnes pratiques" ITIL, un référentiel largement répandu dans le domaine de la qualité informatique. La DI sera d'ailleurs accompagnée dans cet effort par le cabinet Consilium.
Les points principaux sur lesquels porte le programme Fondations sont les suivants :

  • Le support informatique et le traitement des demandes des utilisateurs,
  • La présentation de l'offre de services de la DI et
  • La formalisation du processus de contractualisation avec la DI,
  • La création d'un bureau des projets permettant de mieux structurer l'activité projets de la DI
  • Le développement des canaux de communication en direction des utilisateurs des outils fournis par la DI.

Le programme a démarré début janvier et devrait donner des résultats au début de l'été mais quelques initiatives ont déjà été lancées. Ainsi les travaux seront centrés sur l'amélioration des performances de la DI et du service rendu aux utilisateurs. Une action rapide va donc être menée au support avec le remplacement des personnels de la plate-forme téléphonique par des personnes permanentes pour répondre plus efficacement à vos demandes.
Parallèlement, il sera mené périodiquement des enquêtes de satisfaction pour avoir un retour d'expérience sur la perception du support auprès des utilisateurs.

Comme joindre le support informatique ?

Par ordre de préférence, vous pouvez joindre le Support de la Direction informatique soit :

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Panneau indicateur IUT Louis Pasteur de Schiltigheim

Après 13 ans d'attente, l'IUT Louis Pasteur de Schiltigheim a enfin un panneau indicateur au rond point d'accès sur l'Espace européen d'entreprise.

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Aile B Faculté de pharmacie

Les effectifs d'étudiants de la Faculté de pharmacie sont en constante augmentation pour des capacités d'accueil actuelles insuffisantes. Le déménagement de la bibliothèque dans un bâtiment neuf voisin permet la restructuration de la surface libérée et des autres locaux de l'aile B afin de répondre aux besoins en locaux d'enseignement.
Le programme intègre l'aménagement de 2 amphithéâtres de 142 places chacun, 2 salles de TD de 50 places, une salle de cours de 28 places, une salle de cours de 18 places, qui reproduit exactement l'officine d'une pharmacie, la réfection à neuf des sanitaires, la mise en place d'un ascenseur.
Le projet comprend des travaux importants de gros œuvre puisque une partie des dalles béton est démolie pour construire un dallage béton gradiné pour les deux amphithâtres.
Le projet prend en compte la réglementation accessibilité handicapée et une amélioration du traitement énergétique, notamment au niveau des façades.

  • MOE Yves Delécrin - Architecte SBE Bureau d'études
  • Travaux septembre 2009 à juin 2010 (actuellement : phase gros œuvre)
  • Budget total opération 1,6 M€ TTC
  • Crédits CPER et Plan de Relance

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Du changement en sport à l'université

Depuis la rentrée universitaire, l'UFR STAPS se nomme désormais Faculté des sciences du sport de Strasbourg et a vécu un changement de directeur, d'équipe de direction et donc un nouveau projet de développement.

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Des dépliants pour compléter la brochure institutionnelle de l'Université de Strasbourg

La brochure institutionnelle a été complétée par un dépliant sur les chiffres de l'université, une présentation de ses composantes et de ses unités de recherche.
Ces dépliants se glissent dans le rabat en 3e de couverture de la brochure.
Ces documents sont disponibles sur simple demande auprès du Service de la communication.

Consultez les pdf de :

Contact :
Christine Sandin-Fauvelle
christine.sandin@unistra.fr
Tél. 03 68 85 11 39

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Vœux et calendrier 2010

La carte de vœux et le calendrier 2010 de l'Université de Strasbourg auront pour thème « l'Université ouverte sur la cité ».
Ils ont été réalisés en collaboration avec l'imprimerie interne de la Direction des affaires logistiques intérieures (Dali).
Elles sont toujours disponibles sur simple demande auprès du Service de la communication.

Le calendrier réalisé sur le même thème est une suite de 12 pages illustrées de photos et pliée en accordéon. Il peut s'accrocher de différentes façons : soit mois après mois, soit par six mois. Son format classique (21 X 10 cm) permet un envoi dans une enveloppe standard.
Il est diffusé gracieusement aux personnels de l'université qui en en font la demande en renvoyant une demande par courriel avec leurs coordonnées professionnelles à :

Christine Sandin-Fauvelle
Service de la communication
Tour de chimie
14e étage
1 rue Blaise Pascal
CS 90032
67081 Strasbourg Cedex

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ENTRETIEN

Philippe Clermont, chargé de mission dédié à l'école des cadres

 « Un des objectifs de l'école des cadres est de permettre une une réflexion sur la gouvernance universitaire à partir de valeurs communes »

 

CHIFFRES EN TÊTE

Les étudiants sportifs de haut niveau en 2009/2010 :

  • 44 étudiants reconnus comme sportifs de haut niveau
  • 26 d'entre eux sont inscrits sur les listes de sportifs de haut niveau du Secrétariat d'État aux sports
  • Ils se répartissent en 18 étudiants et 26 étudiantes
  • Ils pratiquent 19 disciplines

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