Focus

Plus vite, plus haut, plus fort, par-delà le handicap

Les jeunes s'initient au saut en longueur, sous le regard attentif des étudiants en Staps.
Les jeunes s'initient au saut en longueur, sous
le regard attentif des étudiants en Staps.

« L'important, c'est de participer ! » : c'est sans doute cette autre devise olympique qui résumait le mieux l'animation proposée mi-avril par des étudiants de la Faculté des sciences du sport. Dix d'entre eux, qui se destinent à l'encadrement de groupes et à la transmission, ont fait découvrir leur discipline de prédilection, l'athlétisme, à des jeunes de 16 à 19 ans du foyer du Sonnenhof (Bischwiller), atteints de différentes pathologies cognitives. Bonne humeur et bienveillance ont été les maîtres-mots de l'après-midi.

Autour de trois ateliers répartis dans le grand gymnase du Centre régional de l'éducation populaire et du sport d'Alsace (Creps), dans le quartier de Koenigshoffen, on s'échauffe, on se teste au lancer de poids, au saut à la perche ou au 50 mètres. Guidés avec application et patience par dix étudiants en troisième année de licence Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), les jeunes du foyer du Sonnenhof découvrent aussi le matériel utilisé en athlétisme : chaussures à crampons, starting blocks de course...

Ils ont entre 16 et 19 ans et sont tous atteints à des degrés divers de pathologies cognitives, avec parfois des répercussions physiques. « On n'est pas beaucoup plus âgés qu'eux », souligne Antonin Seitz, l'un des étudiants organisateur de cette journée, « ce qui constitue plutôt une aide qu'une difficulté. » Le défi, pour lui et ses neuf camarades, a plutôt consisté à « adapter notre activité, nos questions, nos explications en direction d'un public qu'on ne connaît pas forcément bien et qui n'a pas l'habitude de pratiquer des activités sportives ». Ils ont choisi de se spécialiser en athlétisme, leur sport de prédilection, et étudient en parcours Éducation et motricité, Activités physiques adaptées ou Entraînement sport et santé.

Match retour

Les jeunes qu'ils encadrent aujourd'hui, avec pédagogie et bienveillance, ils les ont déjà rencontrés lors d'une première journée, en février dernier. « Cette fois-là, c'est nous qui sommes allés chez eux, dans leur foyer de Bischwiller », poursuit Antonin. Aujourd'hui, c'est donc le « match retour » ! « Ce projet, ils l'ont construits seuls de A à Z, précise leur professeur, Marcel Lemire. Ils ont carte blanche : l'an dernier, les jeunes ont mis en place une activité à destination d'élèves de primaire de quartiers défavorisés. L'année d'encore avant, c'était un projet vidéo qui avait vu le jour ! »

A la fin de l'après-midi d'olympiades, chaque participant s'est vu remettre une médaille. À en juger par leurs grands sourires durant l'activité, personne ne s'est considéré comme perdant !

E. C.

 

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