Focus
Focus

Alain Beretz : « Si nous ne pouvons adopter rapidement un texte concerté, il faudra surseoir à la demande de rattachement de l’UHA »

Les administrateurs de l'Université de Strasbourg (Unistra) et de l'Université de Haute-Alsace (UHA), réunis en séance commune de leurs conseils d'administration (CA), le 12 janvier dernier, ont examiné un projet de préambule de la convention de rattachement de l'UHA et ont échangé leurs points de vue à ce sujet. Un projet de texte alternatif a ensuite été voté par le CA de l'UHA, mais les administrateurs de l'Université de Strasbourg n'ont pas souhaité se prononcer sur ce texte qui n'avait pas été élaboré en commun. Or, le préambule et l'architecture générale de la convention accompagnant la demande de rattachement de l'UHA devaient être adoptés avant la fin du mois de mars. Le point, par Alain Beretz, président de l'Unistra, dans une lettre ouverte adressée aux collègues mulhousiens.

Alors que nous ne sommes qu'à quelques semaines de l'échéance que nous nous étions fixés d'un commun accord pour examiner la convention finalisant la demande de rattachement de l'Université de Haute-Alsace à l'Université de Strasbourg et donnant à la fois un contenu et une perspective à ce processus, une situation de crise institutionnelle à l'Université de Haute-Alsace rend difficile dans l'immédiat toute avancée positive vers la définition d'une stratégie  concertée répondant aux enjeux.
Le conseil d'administration de l'Université de Strasbourg, réuni le 31 janvier 2012, a fait un point d'étape du projet. Il a pris connaissance du projet de préambule à la convention approuvé par le conseil d'administration de l'UHA le 26 janvier, bien que ce texte ne lui ait pas été communiqué officiellement. Il n'a pas souhaité se prononcer sur ce texte (qui n'a donc pas été « rejeté »), mais a regretté les différences majeures avec le document examiné en commun le 12 janvier. Il a également regretté que la question essentielle de l'identité ait été éludée. Il est ressorti du débat qu'il était indispensable que les conseils soient saisis de propositions élaborées en commun par les instances de coopération créées dans le cadre du projet et qu'il n'était pas raisonnable de s'engager dans un mécanisme de navettes entre les deux conseils.
Sur ma proposition, le conseil d'administration de l'Université de Strasbourg a considéré, à l'unanimité, que si un projet de texte concerté ne peut intervenir rapidement pour être délibéré avant la fin du mois de mars, il y aura lieu de surseoir à la demande de rattachement. La position ainsi exprimée par l'Université de Strasbourg n'est en aucun cas inspirée par une quelconque défiance. Elle a pour seul but de permettre à la communauté de l'Université de Haute-Alsace de se donner les moyens d'un débat électoral constructif à l'issue duquel pourra se dégager une stratégie claire portée par ses instances.
Je tiens à rappeler, en plein accord avec les administrateurs, que dans l'intervalle j'encourage la poursuite de tous les travaux entamés et je souhaite que les contacts déjà noués puissent se prolonger.

Alain Beretz
Président de l'Université de Strasbourg

Focus

Éteignez la lumière !

L'Université de Strasbourg (Unistra) dépensera cette année neuf millions d'euros pour payer ses fluides (électricité, chauffage, eau). Une somme rondelette, qui pourrait être diminuée si chacun d'entre nous décide de faire attention.

« Notre objectif, c'est de réduire de 10% la puissance électrique consommée en 2012 à l'université », explique Yves Larmet, vice-président patrimoine de l'Unistra. Les fluides pèsent en effet neuf millions d'euros dans le budget de l'université, dont plus de 3 millions pour la seule électricité. En ces temps de rigueur budgétaire, il paraît cohérent d'appeler la communauté universitaire à faire attention à ses dépenses d'énergie. Fini le temps des illuminations nocturnes de bâtiments, c'est mauvais pour le budget, et accessoirement, mauvais pour la planète !
« De la même manière que nous faisons attention chez nous, il nous faut prendre l'habitude de faire attention sur notre lieu de travail : éteindre la lumière quand on quitte une pièce, éteindre les machines qu'on n'utilise pas -et il y en a beaucoup-, éviter d'ajouter des lampadaires halogènes dans les bureaux, et plus encore, des chaufferettes électriques, qui sont terriblement gourmandes en énergie.» Des analyses conduites par des professionnels du bâtiment démontrent que 30% de la consommation électrique peut être modulée par le comportement des usagers de l'université. D'autant que les économies d'électricité sont à la portée de tous ; c'est plus simple que de faire des économies de chauffage, qui nécessitent souvent des rénovations lourdes sur les installations. Encore qu'en cette période de grands froids, on peut penser à fermer les portes des bâtiments pour garder la chaleur, et toujours préférer baisser le radiateur plutôt qu'ouvrir les fenêtres s'il fait trop chaud dans la pièce. « Nous nous sommes engagés à réinvestir les économies réalisées dans l'amélioration énergétique des bâtiments », précise Yves Larmet. Alors, ça vaut la peine de penser à éteindre la lumière !

C.L.


À lire ou relire, car plein d'astuces et de bonnes pratiques environnementales : l'Éco-guide de l'Université de Strasbourg.

Focus

Jean-Marc Jeltsch et Agnès Villanueva : « Nous voyons le réseau des alumni comme un vaste réseau de solidarité intergénérationnelle »

Après une petite année d'étude et de réflexion, l'Université de Strasbourg vient de créer un Service des alumni, qui entre actuellement dans sa phase opérationnelle. Entretien croisé avec Jean-Marc Jeltsch, vice-président partenariats avec les entreprises, porteur politique du projet, et Agnès Villanueva, chargée de mission alumni.

Vous vous apprêtez à lancer la politique des alumni de l'Université de Strasbourg, comment la définiriez-vous ?
Jean-Marc Jeltsch :
Notre politique des alumni se déploiera autour d'un réseau associant l'ensemble des diplômés de l'Université de Strasbourg, mais aussi des personnels. En général, quand on parle d'« alumni », on pense « anciens étudiants ». Intégrer les personnels au réseau constitue donc une originalité. En travaillant à la définition de la politique des alumni, nous avons pris conscience qu'il existe beaucoup de diplômés de l'université parmi les personnels, et, au-delà, que les personnels en poste ou les anciens personnels contribuent autant que les diplômés au rayonnement, à la notoriété de l'établissement.
Agnès Villanueva :
Notre objectif est donc de constituer un réseau qui concerne toutes les personnes ayant ou ayant eu un lien de travail ou d'étude avec l'université depuis 1966. Le réseau potentiel a été estimé à 450 000 personnes, nous avons pour objectif d'en rechercher 200 000, et obtenir 50 000 retours serait déjà un grand succès !
Nous travaillons en priorité sur la constitution de la base de données, dans laquelle devront être entrés tous les diplômés de l'université. C'est un vrai travail de mémoire, car, pour la période précédant la mise en place du progiciel Apogée, on dispose essentiellement d'archives papier, parfois dispersées. Voire juste de la mémoire des enseignants-chercheurs... Une fois ces diplômés identifiés, nous leur proposerons d'entrer  dans le réseau. Ce sera bien sûr une démarche volontaire. La première campagne de recherche des diplômés se déroulera sans doute courant avril-mai 2012.

Quels sont les enjeux de cette politique ?
AV :
L'enjeu le plus évident, c'est celui de la constitution d'un vaste réseau de personnes visant l'entraide professionnelle et que nous considérons comme les ambassadeurs de l'université dans le monde.
JMJ :
Nous l'avons positionné dans le système de valeurs humanistes porté par l'université : nous le voyons donc comme un réseau d'échanges intergénérationnels, de soutien, notamment autour de l'insertion professionnelle. Un vaste réseau de solidarité entre les individus ayant eu ou ayant un lien avec l'Université de Strasbourg. Par extension, il va bien au-delà d'un simple réseau de recherche de fonds pour l'établissement.
Cela dit, la constitution matérielle du réseau est un enjeu en soi. Comme le disait Agnès, ce travail de mémoire, de sécurisation des données concernant les diplômés est primordial. Par ailleurs, si la base de données est bien faite, elle servira également à nourrir les études sur le devenir des anciens étudiants, par exemple. Je vois également un autre développement possible : via la constitution d'un annuaire des anciens, on pourra créer une base de données d'experts dans différents domaines. Si cela fonctionne bien, un membre du réseau pourra trouver un expert dans telle ou telle discipline en un clic.

Comment cette politique va-t-elle se concrétiser ?
JMJ :
J'assume la casquette politique de ce projet, et Agnès est chargée de mission auprès de moi depuis un an. Cette année écoulée a permis la définition du projet, de ses objectifs et de ses moyens. Nous avons aussi fait le point sur cette question avec chaque composante. Et cherché des solutions informatiques pour ce projet. Aujourd'hui, le Service des alumni est créé, il est dirigé par Agnès.
AV :
Nous sommes trois permanents, et nous avons embauché 12 étudiants à mi-temps pour faire les travaux de saisie nécessaires à la constitution de la base de données. Avancer sur cette question est en effet notre priorité. Nous concentrerons nos efforts sur 10 composantes de test.
L'articulation de notre travail avec celui des composantes est d'ailleurs une vraie question. Nous avons pu sentir de l'inquiétude par rapport à notre démarche, de la part des composantes qui sont déjà bien avancées sur le sujet. Il est très clair que rien ne se fera sans elles ou en dépit d'elles. Nous souhaitons leur apporter un plus, une aide logistique, notamment dans la sécurisation des données, mais pas nous substituer à elles. Elles seront sans doute en première ligne pour toute la partie d'animation du réseau. Certaines proposent d'ores et déjà des choses très intéressantes. Une des missions de notre service est d'ailleurs de réaliser une cartographie précise de ce qui se fait déjà à l'université et de partager les bonnes pratiques et les idées innovantes. Nous allons également proposer une offre de services dédiés spécifiquement aux alumni, construite avec les différentes entités de l'université.

Comment la communauté universitaire peut-elle vous aider, concrètement, dans la progression de votre projet ?
JMJ :
Les enseignants-chercheurs peuvent se demander s'ils n'ont pas conservé des listes d'anciens étudiants qui pourraient nous permettre de leur faire passer le message les invitant à rejoindre le réseau. De manière générale, que chacun se demande s'il n'a pas des éléments de mémoire à transmettre dans ce cadre.
AV :
Et puis, nous sommes preneurs de toutes les idées concrètes concernant le déploiement du réseau, les actions et services à proposer à ses membres. N'hésitez pas à nous écrire !

Adresse contact : alumni-contact@unistra.fr

Propos recueillis par Caroline Laplane

Focus

Le statut de l’élu biatos dans les conseils et commissions clarifié

Le président de l'Université de Strasbourg (Unistra) et les représentants des quatre organisations syndicales ayant des élus dans les conseils centraux de l'université ont officiellement signé, le 7 février, un protocole d'accord qui définit le statut de l'élu biatos de l'Unistra.

Ce nouveau protocole d'accord adopté par l'Unistra décrit la nature précise du statut de l'élu biatos. Signé par la présidence et quatre organisations syndicales ayant des élus dans les conseils centraux de l'université (SNPTES-Unsa, SES-CGT, Sgen-CFDT, et A&I-Unsa), il s'applique à l'ensemble des élus biatos (pas seulement ceux qui disposent d'un mandat syndical) de 10 conseils ou commissions de l'université*. Le protocole définit précisément les conditions d'exercice de leurs mandats (facilités accordées, temps de mission, indemnisation des frais...), formalisant même un droit à la formation en lien avec leur charge.
« L'objectif principal est clair, explique Frédéric Dehan, directeur général des services de l'université. Il s'agit de renforcer la légitimité des élus biatos, de valoriser leur engagement, leur crédibilité, en leur donnant les moyens matériels -et notamment du temps- pour qu'ils puissent exercer leurs fonctions électives dans de bonnes conditions ». Un objectif avec lequel les représentants syndicaux signataires sont tous bien d'accord.
Ainsi Alain Lithard, du SNPTES-Unsa, insiste sur la portée symbolique de ce protocole : « le fait que les différents partenaires soient en accord sur le rôle de l'élu permet de rendre celui-ci plus visible. [... ] Le rôle des partenaires sociaux est essentiel, [...] notamment au conseil d'administration puisque les représentants syndicaux font partie des administrateurs de celui-ci et que leur rôle n'est plus à démontrer.» Il espère que la clarification du statut de l'élu biatos « génèrera davantage de spontanéité dans la volonté de représenter les personnels de l'établissement au travers d'un mandat syndical ».

Du temps clairement accordé pour exercer les fonctions électives


Tous insistent également sur l'avancée que constitue l'énoncé clair du temps consacré au mandat dans l'organisation générale du temps de travail de l'élu, qui est aussi un personnel. Du temps pour siéger, mais aussi du temps pour préparer les séances des conseils, comme l'explique Jean-Luc Brucker (SES-CGT) : « au-delà du temps à prévoir pour assister aux réunions, [le protocole permet de] dégager officiellement du temps pour préparer ces réunions institutionnelles en intégrant ces créneaux de préparation dans les contraintes de l'activité principale ». Un point de vue corroboré par le témoignage d'Elsa Grandhomme, de A&I-Unsa, qui souligne que « bien souvent les élus biatos ne peuvent conjuguer leurs missions et leurs activités de représentants du personnel qu'en renonçant à une partie de leur vie personnelle ».
De son côté, Dominique Schlaefli (Sgen-Cfdt), rappelle que ce protocole rétablit une équité de traitement avec les enseignants-chercheurs élus, «les personnels biatos n'ont pas la même latitude que les enseignants-chercheurs pour moduler leur activité. Contrairement à leurs collègues enseignants, ils sont astreints à des obligations horaires de présence permanente à leur poste de travail».
Enfin, direction générale et syndicats se félicitent de ce que ce nouveau protocole vienne compléter la série d'accords adoptés par l'Unistra : « l'université a toujours souhaité afficher et maintenir un dialogue social de qualité avec les partenaires sociaux et ce protocole est une brique supplémentaire qui renforce cette volonté de dialogue avec les représentants des personnels », conclut Jean-Luc Brucker.

C.L
.

*Conseil d'administration, Conseil scientifique, Conseil des études et de la vie universitaire, Comité technique, Comité d'hygiène et sécurité, Commission paritaire d'établissement, Commission consultative des personnels contractuels, Conseil du Spacs, Conseil de documentation, Conseil du Sumps.

Focus

L'Initiative d'excellence de Strasbourg en vidéo

Visionnez le clip sur l'Initiative d'excellence vue par les chercheurs, réalisé par le Département production audiovisuelle et diffusion (Pad) de la Dun (Direction des usages du numérique).

Chiffres en tête

Charge d'enseignement et heures complémentaires en 2010/2011

620 000 heures de charge d'enseignement
260 000 heures complémentaires payables

     

     

L'Actu : journal électronique interne de l’Université de Strasbourg - 2012 - Tous droits réservés - Mentions légales - Crédits